A la rencontre…d’une directrice d’Office de Tourisme

Nathalie est une amie de ma mère.

Elle dirige un Office du Tourisme. Pourquoi la rencontrer ? Pour ouvrir les options (vous vous souvenez?…), parce qu’elle adore son métier, qu’elle est implantée en région…

Et qu’elle m’invite à déjeuner italien. J’adooore l’Osso Bucco !

Nathalie a 50ans, mais en paraît 40 avec ses cheveux blonds et sa peau rebondie. Devant la chaleur d’un plat de pâtes, elle se confie facilement. C’est une autodidacte, qui a toujours BEAUCOUP travaillé. Elle se qualifie elle-même de « workaholic ». (Moi qui pensais que la province, c’était peut-être le lieu où en faire moins… je déchante!)

Elle a commencé au service presse de l’Office du Tourisme, mais sa vraie passion c’est l’international. Sa grande fierté ? Que sa destination soit connue et fasse envie à l’étranger. Pour ça, elle n’a pas ménagé ses efforts. C’est avec son bâton de pèlerin qu’elle a pris l’avion pour l’Europe, les Etats-Unis, la Chine ou la Corée. Sur place, elle a organisé des soirées à l’Ambassade, rencontré des journalistes et tours opérateurs, convaincu des prescripteurs. Aujourd’hui, après 10 ans d’effort, les coréens viennent enfin dans la station balnéaire.

J’interroge Nathalie sur les coulisses d’un Office du Tourisme. Elle lève le voile pour moi… Son contrat d’agent non titulaire de la fonction publique (renouvelable tous les 3 ans), son salaire (ouf, je n’ai pas eu besoin de demander), l’aspect très politique de la fonction (son président, c’est le maire), et tout le reste.

Son Office du Tourisme, c’est 14 personnes. Un budget à gérer. une stratégie à valider avec les 17 membres du comité de direction. Nathalie s’occupe davantage de la partie commerciale, et l’équipe du maire complète le dispositif avec le marketing territorial et la communication.

Nathalie me regarde soudain, intimidée par ses propres révélations : « tout ça reste entre nous, n’est-ce pas? » Je hoche la tête et la rassure. C’est pourquoi je ne fais qu’effleurer ici ce qu’elle m’a confiée.

MOTUS. BOUCHE COUSUE. JE NE DIRAI RIEN.

Au moment du café, j’en sais beaucoup plus (voire même un peu trop?). Que Nathalie est du signe de la balance, comme moi. Que son mari est prof. Que son coin de prédilection est le parc Calouste Gulbenkian… On parle d’elle, de ses rêves d’avenir, et elle s’interrompt : « mais tu es venue pour qu’on parle de TON avenir, et on se retrouve à parler du mien…! »

Et là, je lui déclame une phrase d’anthologie, digne de la PIRE des comédies romantiques : « oh tu sais, quand tu parles de toi, tu me parles aussi un peu de moi ». Le pire, c’est que j’y crois. Ou pas loin.

✗ Le marketing territorial, une piste à creuser. L’homme de référence sur le sujet pour Nathalie : Joël Gayet ▸▹

✗ Son petit coin de paradis : le parc Calouste Gulbenkian ☀

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