Peur de te lancer seul(e) ? Fais-toi couver !

Je déjeunais sur l’avenue, le coeur ouvert à l’inconnu…avec un ami freelance. François. Il me raconte comment il s’est lancé dans la formation à la prise de parole en public. Je déguste ma crêpe jambon-chèvre, en l’écoutant d’une oreille attentive.

C’est alors qu’il déclare : « ce qui m’a VRAIMENT aidé, c’est de continuer à toucher le chômage tout en commençant à facturer mes prestations. Le temps de vérifier que mon activité tenait la route. Grâce au GEAI. »

Je dresse mes deux oreilles et lui signifie mon immense intérêt pour cette info : « peux-tu m’en dire davantage sur cet oiseau de paradis qu’est le Geai ? »

Le GEAI, c’est une couveuse de jeunes entrepreneurs (« jeunes », dans le sens « nouveaux »…pas besoin de planquer ses pattes d’oies).

Le GEAI, ça signifie Groupement d’Entrepreneurs Accompagnés Individuellement. Oui, tu as un conseiller qui te suit, et te fouette rien que tes fesses à toi.

Le GEAI, c’est le moyen de facturer une prestation sans avoir eu à créer sa boîte, ni avoir tout saisi à la compta, aux contrats, et tous ces trucs en « a » qui peuvent te faire perdre tous tes cheveux la première fois.

Je me sens pousser des ailes d’oisillon, en demande d’un nid.

Qui crie famine.

(J’aime bien faire dans le drame)

Tout à coup, mon cerveau reptilien se réveille :

Ca coûterait pas un bras par hasard ton affaire de couveuse ?

Même pas !

C’est entièrement financé par la région, qui veut que encourager l’entreprenariat. Quand la région VEUT, elle met le paquet. L’accompagnement dure 8 mois, et coûte l’équivalent de 4500 à 6000 euros par candidat. Mais toi, petit chômeur à haut potentiel, tu ne verse que 240 euros de frais de dossier, et 48 euros de cotisations. Et pis c’est tout.

Ensuite, à toi les 28 modules de formation pour apprendre à gérer ta petite affaire, à toi le conseiller qui se plie en six pour t’aider, à toi le service juridique de la couveuse pour relire tes contrat ! A toi les SOIREES AFTERWORK avec tous les autres couvés, youhou !

C’est GENIAL ! C’est exa-cte-ment ce qu’il me faut !

Pour un peu, j’embrasserai François…

Sauf que je sens le fromage de chèvre. Rapport à la crêpe que j’ai terminé entre temps. Alors je me retiens…et à la place, je lui demande :

Comment je fais pour devenir une « couvée » ?

Tout me sera expliqué lors d’un petit déjeuner de présentation. (Ca tombe bien, j’adore les plans café-croissants).

Il suffit de remplir un dossier, en détaillant son projet avec les perspectives financières à 6 et 12 mois. (Facile, beaucoup BEAUCOUP d’€)

Un jury me reçoit ensuite pour me « challenger » sur mon idée d’activité.

Si tout tient la route, je rejoins le nid et rencontre les autres couvés lors d’une journée d’intégration. Le bizutage consiste alors essentiellement à pitcher son projet en 1 minute. Top chrono. (Vous pouvez ranger les bombes à chantilly et autres accessoires de soirée. Le bizutage, c’est plus ce que c’était).

Parcours réussi. Je suis désormais OFFICIELLEMENT en couveuse depuis le 1er février.

Hello tout le monde, je peux facturer !

Et vous, êtes-vous déjà passé par une couveuse ?

✗ Ah vous aimeriez bien vous faire couver, vous aussi, hein ?! Pour en savoir plus sur le Geai, c’est par ici.

✗ Pour ceux qui habitent à Paris, c’est à République que ça se passe et c’est le BGE Parif.

✗ Vous êtes un(e) dingo de Facebook et vous voulez connaître le programme des Afterworks, c’est sur la page du BGE Parif.

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