* Pause lecture * J’ai fait HEC, et je m’en excuse (F. Noiville)

Ce livre, je l’ai acheté pour son titre.

Le complexe de l’école de commerce, je l’ai eu. Je n’ai pas fait HEC, mais une école de la même famille : l’EMLyon. Dans le milieu artistique, le marketing c’est sale… c’est le Mal. Quand les vendeurs de lessives envahissent les couloirs, l’âme du lieu s’envole et se perd.

Ce livre, je l’ai adoré pour son contenu.

C’est fou ce que les questionnements de Florence Noiville résonnent en moi. Ex HEC, actuel critique littéraire au Monde, elle se demande… Est-ce que l’enseignement des Ecoles de Commerce est en cause dans les débordements actuels du Capitalisme ? La valeur ARGENT n’est-elle pas trop au centre des préoccupations, au détriment des enjeux sociaux, de la question du sens, de la sauvegarde de notre environnement ?

Florence raconte de manière si limpide comment le système MMPRDC a envahi les grosses boîtes.

C’est quoi le MMPRDC ?

« Make More Profit, the Rest we Don’t Care About »

C’est faire du fric. A tout prix et par tous les moyens. Tu vends plus, ou tu réduis les coûts. La qualité ? On s’en fout. Le surmenage ? On s’en fout. Les enfants qui travaillent ? L’appauvrissement des sols ? La pollution ? La redistribution des richesses ?…

Florence Noiville rêve de changer le Monde ; et j’avoue avoir une infinie tendresse pour ces personnes qui osent imaginer la société autrement.

Une société dans laquelle HEC ne signifierait pas Hautes Etudes Commerciales, mais Haute Ethique Contemporaine. Où les élèves n’auraient pas pour seul projet de vie, leur enrichissement personnel. Où le marketing aurait du sens.

Chapeau bas, chapeau pointu à sa critique du marketing. Je partage :

« Et le marketing, qu’a-t-il produit ?

Une surconsommation fébrile. Une gigantesque pyramide de faux besoins et de frustrations graves avec, comme jamais, des risques de surproduction, de chômage massif, de gaspillage irréversible des ressources naturelles. Bref, une société qui marche sur la tête en survalorisant ses marchands au détriment de ses chercheurs, de ses infirmières et de ses professeurs… »

Florence Noiville, je te dis merci. Et prends directement ma carte à ton Parti pris.

Et pour vous, avez-vous le sentiment que votre travail améliore le monde ?

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Un commentaire

  1. 5 mai 2016
    Reply

    Oui, effectivement, je m’y retrouve ! Merci pour cette découverte !!

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